Métiers de bouche Cremai: Une étape pour décrocher la coupe du Monde

Métiers de bouche Cremai: Une étape pour décrocher la coupe du Monde
  • De prestigieux trophées en jeu
  • Au menu: Shows, démonstrations, concours…
  • 20.000 visiteurs attendus

La grand-messe des métiers de bouche promet cette année. Le salon international de la boulangerie-pâtisserie, restauration et industrie hôtelière (Cremai) a ouvert ses portes hier, mardi 22 mars à la Foire de Casablanca.

L’événement table sur 20.000 visiteurs, principalement des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie (soit 25% de plus que l’édition précédente).

Plus de 160 exposants (soit une croissance de 23% par rapport à 2009) ont répondu présents.

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La surface d’expositions s’étend sur 20.000 mètres carrés. Equipements et matériel, mobilier et accessoires, produits alimentaires, fournitures et art de table, nouvelles technologies, services…

L’événement rassemble pratiquement l’ensemble de l’écosystème de l’industrie hôtelière et de la restauration.Depuis sa création, le salon est orienté alimentaire tant par rapport au nombre d’exposants de ce secteur (41%) que par rapport à la surface d’expositions dédiée (45%). Le matériel est le 2e secteur le plus représenté avec 23% des exposants et 27% de la surface totale d’exposition.

Exposants, visiteurs, professionnels, étudiants, échangent, discutent, observent et… goutent! Le démarrage du salon a été marqué par des show-cooking et démonstrations assez originales: chocolat, caramel, pain, viennoiserie, fromages, glaces…

Au sein des stands, des espaces de dégustations ont été aménagés. Après le plaisir des papilles, le plaisir des yeux. En effet, les visiteurs peuvent également assister à de nombreuses préparations rivalisant de créativité. Pour se distinguer, Eric Meignat, exposant, a opté pour l’approche la plus simple mais efficace… l’odeur ! Seul maître fromager français installé à Marrakech, Meignat expose des dizaines de variétés de fromages français. Il est d’ailleurs le seul à les importer de l’Hexagone et à fournir les prestigieux hôtels et restaurants du Maroc.

C’est dire qu’a l’approche de son stand, les sens s’éveillent avant la séance dégustation. Autre argument phare de l’événement, la participation du président de la Coupe du monde de pâtisserie. Gabriel Paillasson devra présider le jury du concours de la Coupe Louis Lesaffre. Le jury est composé cette année d’un Australien, un Mexicain et un Polonais. Un choix délibéré en dehors de la zone de compétition par souci d’impartialité. Outre le volet expositions, la force du Cremai réside aussi dans l’esprit de compétition et d’émulation. Le salon est en passe de devenir un moment fort de concours. Les deux extrémités du palais d’expositions abritent des surfaces dédiées à la compétition. En fait, Cremai regroupe trois concours en un. Il s’agit de la Coupe d’Afrique de la pâtisserie (CAP), la Coupe Louis Lesaffre (CLL) et la Toque d’or. «La Coupe d’Afrique de la pâtisserie se veut un événement qui rend hommage à l’Afrique et ses talents», explique Kamal Rahal Essoulami, président-fondateur du Crémai. La CAP est une étape incontournable qui donne l’occasion aux Africains de participer à la coupe du monde de la pâtisserie, insiste le fondateur. C’est une sélection régionale regroupant les huit meilleurs boulangers d’Afrique et du Moyen-Orient (Maroc, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso, Benin, Sénégal, Tunisie et Egypte). Cremai, c’est aussi la Coupe Louis Lesaffre. Un concours qui regroupe 4 équipes: une sélection marocaine, algérienne, sénégalaise et turque. Chaque pays est représenté par 3 candidats spécialisés dans l’une des trois catégories: pain, viennoiserie et pièces artistiques. Ils disposent de 8 heures pour convaincre. Une étape obligatoire pour accéder à la coupe du monde de la boulangerie. En marge du salon, tout un programme de conférences est prévu. Du développement durable du CHR (cafés, hôtels, restaurants), au système de management environnemental dans l’hôtellerie en passant par l’économie d’énergie, l’hygiène et la sécurité dans les métiers de la restauration. La mise en avant de la préservation de l’environnement est l’un des enjeux majeurs de cette cinquième édition.   Toque d’or L’édition 2011 célèbre la Toque d’or. «Cette compétition permet aux jeunes lauréats, étudiants et maîtres artisans nationaux de se produire devant un jury composé des meilleurs chefs nationaux et internationaux», souligne Kamal Rahal. En quelques années seulement, ce concours est devenu «une pépinière» pour la constitution de talents capables de représenter le Maroc à l’étranger. Cette année, trois nouvelles épreuves sont venues enrichir le programme: la sculpture sur fruits et légumes, la cuisine italienne et le concours sandwichs.

Zineb SATORI & Ilham BOUMNADE / L’économiste

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